Mondialisation et Gouvernance mondiale, un concept largement utilisé et usité dans le monde du développement

La mondialisation, un concept victime de son succès. Des jeux, on va vous parler de la mondialisation. La période des années “60 et 70”, on parlait de l’internationalisation des capitaux. Le concept recouvrait une dimension essentiellement financière que celle politique et culturelle.A l’origine, il désigne la transformation de l’économie mondiale qui, de nos jours influe sur le processus politique, social et culturel.

En effet, le concept de mondialisation n’apparaît que vers la fin des années “90” à travers des économistes spécialistes des multinationales. A partir de là, on parle de la mondialisation du marché global. Toutefois, il ne constitue pas une chasse gardée des économistes.Mais, le processus a toujours existé. Pour les historiens par exemple, le processus a existé depuis le 15ème siècle.

Le concept va avoir échos lorsque les organisations internationales comme OCDE vont commencer à utiliser le mot dans des rapports internes dans les années “90”. Deux termes utilisés couramment: mondialisation et globalisation (une question d’écoles). Quoi qu’il en soit, à l’origine, la mondialisation avait une dimension économique qui va induire des bouleversements sur le plan politique, culturel…

Aujourd’hui, force est de constater qu’il existe deux difficultés méthodologiques majeures d’analyse des effets de la mondialisation. La première difficulté méthodologique s’explique par le fait que(le processus de transformation est en cours, une transformation permanente).

La deuxième difficulté méthodologique est le fait qu’on est acteur, partie prenante de la mondialisation (soit on est électeur, acteur d’une ONG, utilisateur d’internet, en un mot, on est dedans).

A partir des années “90”, la circulation des capitaux n’est plus internationalisée (entre Etats). Ceci, par le fait que les Etats eux-mêmes ont décidé d’ouvrir les frontières progressivement (USA, France, Allemagne, Chine …jusqu’à élargit aux pays émergents).La question qui se pose est la suivante: pourquoi, les Etats ont décidé de se désengager du contrôle des capitaux, un désengagement unilatéral et irréversible?

Essayons de révéler un certain nombre de constats/mutations. L’Etat qui, avant contrôlait le marché, n’a plus le moyen d’agir sur lui. L’Etat n’a pas le choix. On assiste aux mouvements de capitaux, une logique de structure, de capitalisation s’est engagée par l’ouverture des marchés financiers.

Une intensification des échanges. Le commerce dépasse la production, une circulation compte tenu de l’ouverture des marchés qui a débordé les frontières interétatiques qui a dopé le commerce. Dès lors le phénomène est devenu internationalement global.La mondialisation n’est pas un état stable, il s’agit d’un processus.

En dépit de la difficulté méthodologique, il faut dans l’analyse de la mondialisation, l’inscrire dans l’histoire d’où l’interdisciplinarité. En plus, l’inscrire dans le temps en référence avec un certain nombre d’indicateurs.

Quelques caractéristiques de la mondialisation

Un certain nombre de caractéristiques se détachent:

1. Une croissance du taux d’ouverture sur les économies nationales

Le F.M.I. définit la mondialisation comme « l’interdépendance économique croissante de l’ensemble des pays du monde, provoquée par l’augmentation du volume et de la variété des transactions transfrontières de biens et de services, ainsi que des flux internationaux de capitaux, en même temps que par la diffusion accélérée et généralisée des nouvelles technologies » (Dans Perspectives de l’économie mondiale, en 1997).Pour les partisans de la mondialisation, l’ouverture des marchés est en effet un puissant moteur de création de richesse, car, en instituant le jeu de la libre-concurrence, elle stimule l’activité économique.

Cette ouverture des marchés comporte aussi l’avantage, selon eux, d’une meilleure gestion des ressources : la division internationale du travail permet de mieux répartir les activités économiques selon les avantages qu’offre un lieu géographique. C’est ce qu’on appelle tenir compte des « avantages comparatifs de production ».Les partisans de la mondialisation font aussi valoir que la libéralisation des échanges entraîne une baisse du coût de la vie.

En multipliant les débouchés pour les produits et les choix pour les consommateurs, le jeu de la concurrence fait baisser les prix.

 

 

2. Le développement des investissements directs à l’étranger:

Les investissements directs à l’étranger constituent certainement l’un des aspects les plus visibles de la mondialisation. Les entreprises multinationales représentent une part croissante de la production, de l’emploi et des échanges commerciaux dans le monde. La production, si elle devient de plus en plus internationale, tend aussi à s’organiser selon un mode bien spécifique. Les différentes étapes du processus de production sont réparties sur un nombre croissant de sites, localisés dans différents pays. Le bien final vendu aux consommateurs dans un pays donné est de plus en plus issu d’un assemblage de composants fabriqués dans plusieurs pays. Si la fragmentation internationale de l’activité productive n’est pas un phénomène récent, l’ampleur du phénomène est, elle, bien nouvelle. Elle accroît, tout en les modifiant, les interdépendances entre les pays : ceux-ci sont liés via l’activité des multinationales le long de la chaîne des valeurs. Un nombre croissant de pays en développement participe au processus d’intégration verticale de la production.

3. La globalisation financière avec l’accélération des mouvements des capitaux

4. L’internationalisation des firmes

5. L’extension de la concurrence internationale à de nouveaux secteurs

En effet, ce qu’on appelle aujourd’hui la mondialisation est en fait sur le plan économique, politique et culturel, l’extension mondiale de la logique économique du capitalisme. Le concept s’est établi de manière universelle, avec le développement du projet économique néolibéral, c’est-à-dire à partir de la moitié des années 1970. Il signifie donc la mondialisation du capital, c’est-à-dire des échanges financiers, des biens et des services (mais pas de la main-d’œuvre).On voit très clairement que les données financières sont en grande partie indépendantes de l’Etat. Il s’agit dès lors d’un processus de dérèglementation qui va favoriser l’éclosion des marchés (capitaux, marchandises, biens et services, des acteurs), une émergence du nouveau processus.La multiplicité des acteurs fait aujourd’hui, qu’on assiste de plus en plus à des discours stigmatisant. Quoiqu’il en soit, l’analyse nous exhorte à comprendre le contexte et d’où l’on se trouve pour assoir notre logique de compréhension. Il s’agit de voir ainsi la mondialisation dans une spécificité donnée pour en tirer les conclusions.

Qui sont donc les acteurs de la mondialisation? Ce sont: les ANE entre autres. Globalement, avec leur nombre divers et varié, on assiste à une explosion des normes. Le hic, est qu’ils ne sont pas forcément légitimes (organisations terroristes, mafieux, etc.).

Ces ANE, mettent donc l’Etat soit en échec, ou collaborent avec (ONG), négocient avec (les firmes, banques, entreprises, sociétés etc.), ou soit comme concurrents. Il s’agit dès lors d’un processus qui bouleverse le jeu diplomatique traditionnel des Etats par essence.

Aujourd’hui, l’Etat doit composer avec des diplomaties non étatiques multi séculaires. Certains arbitrages ne relèvent plus de la Haye car, il s’agit des arbitrages privés qui relèvent des ANE. L’Etat est obligé de faire avec. D’où la question centrale qui se pose de nos jours: « LA GOUVERNANCE ».

1 comment for “Mondialisation et Gouvernance mondiale, un concept largement utilisé et usité dans le monde du développement

  1. Laye
    11/07/2014 at 15:38

    un excellent article explicite et d’une pédagogie methologigue accessible à tous les niveaux d’instruction. Brave

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